Bing et Yandex n’indexent pas plus de sites malveillants que Google ?

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Il y a dix jours, nous vous faisions part d’une étude réalisée par AV-TEST selon laquelle Google indexait moins de logiciels malveillants que Bing, Yandex ou encore Blekko (voir notre article : « Etude : Google évite les logiciels malveillants« ). Pour rappel, voici à quoi ressemblait l’infographie proposée par AV-TEST :

Bing et Yandex n'indexent pas plus de sites malveillants que Google ?

Cependant, depuis lors, certains moteurs de recherche ont répondu à cette étude dans le but de la contredire.

Ainsi, dans sa réponse, Yandex explique que l’étude « ne fournit pas des informations détaillées concernant les méthodes et les principes de la recherche réalisée par AV-TEST ». De plus, pour sa défense, le moteur de recherche explique que 23 millions de pages sont vérifiées tous les jours afin de trouver les logiciels malveillants et que 8 millions de messages de prévention sont proposés aux utilisateurs concernant des sites potentiellement dangereux (alors que seuls 4.300 sites seraient infectés).

Et Bing va dans le même sens que Yandex dans sa défense. Dans un communiqué, Bing annonce que « les conclusions que montrent l’étude sont fausses ». Le principal reproche fait à l’étude consiste dans le fait qu’elle n’a pas pris en compte les résultats que Bing identifient clairement comme suspicieux via un message d’alerte.

Pour minimiser l’ampleur du problème, Bing explique que les chances de cliquer sur un site malveillant sont très faible. En effet, selon le moteur de recherche, il propose ce genre de messages pour 0,04% des recherches. Autrement dit, un site sur 2500 bénéficiera d’un message d’avertissement. Cependant, parmi ces sites, un très petit nombre sont cliqués par l’internaute et, au final, les chances de tomber sur ce genre de site n’est que de 1 sur 10.000 recherches.