Meta menace de quitter l’Europe : réalité ou coup de bluff ?

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Nouveau bras de fer entre l’Europe et le groupe Meta (Facebook).
Le jeudi 3 février 2022, lors de son rapport annuel, Mark Zuckerberg a indiqué qu’en l’absence d’un accord sur l’utilisation des données personnelles européennes, les applications du groupe Meta – comme Facebook et Instagram – pourraient bientôt quitter l’Europe. Une annonce qui a eu l’effet d’une bombe. Décryptage.

Meta VS Bruxelles : le combat des données

Ce n’est pas la première fois que le patron de Facebook menace de retirer ses applications d’Europe. En effet, cette querelle remonte à 2020.

Meta blâme l’évolution des réglementations des régulateurs et organes législatifs européens. Il pointe notamment du doigt la décision prise par la Cour de justice de l’Union européenne de réexaminer l’accord du Privacy Shield.

Pour rappel le Privacy Shield est un mécanisme d’auto certification pour les entreprises américaines gérant des données de citoyens européens. Dans la mesure ou les entreprises respectaient le RGPD, elles pouvaient utiliser les données à caractère personnel depuis l’Europe.

Cependant l’Union Européenne a décidé de réexaminer cet accord car les garanties contre l’espionnage et les agences de renseignement américaines sont jugées trop faibles

Voilà le cœur du problème… Si cet accord est jugé illégal et donc suspendu, alors Meta, comme d’autres entreprises américaines, devront trouver une solution pour exploiter les données européennes. 

Les likes, les abonnements, les partages, les âges, les villes, les métiers,… toute l’activité que l’on peut avoir sur Facebook ou Instagram permet de créer des publicités toujours plus ciblées. Sans cela, Meta serait placé dans une position assez critique.

Une annonce pour faire pression sur les décisions européennes

Dans son rapport, le groupe Meta contre-attaque. 

Mark Zuckerberg y détaille la menace qu’il prévoit d’exécuter si un cadre précis n’est pas adopté pour autoriser l’utilisation des données européennes sur les serveurs américains.

Le fondateur de Facebook s’explique :  Meta ne sera “pas en mesure d’offrir un certain nombre de nos plus importants produits et services, y compris Facebook et Instagram, en Europe, ce qui aurait une incidence importante et défavorable sur nos activités, notre situation financière et nos résultats d’exploitation”

Dans la foulée, un communiqué du porte-parole du groupe Meta a affirmé que “Facebook ne menace pas de se retirer de l’Europe”, mais que le groupe surveille de très près les décisions européennes. 

La décision finale du groupe pourrait maintenant dépendre de l’enquête menée par le commissaire irlandais à la protection des données. Si ce dernier juge illégal cet accord de transfert d’informations entre les utilisateurs européens et les serveurs américains, alors les menaces de Meta pourraient être mises à exécution. 

Le verdict est attendu durant le premier semestre 2022.

Et si Meta quittait l’Europe ?

Aujourd’hui, les applications du groupe Meta proposent un large panel d’activités, du simple partage d’avis, de photos à la création d’un e-commerce,…
Facebook, Instagram ou encore Whatsapp sont devenus incontournables, tant pour les citoyens que pour les entreprises. 

En Europe, on ne compte pas moins de 309 millions d’utilisateurs sur Facebook. Soit près de 30% des utilisateurs de Meta.

Et si demain, tout cela s’arrêtait ? 

Cette menace, c’est aussi l’occasion de se rappeler que tout ce qui est créé sur ces applications appartient à Meta. Si les menaces du patron de Facebook étaient mises à exécution, ce ne serait pas juste une application qui s’effacerait, c’est aussi tout le contenu créé, les e-commerces lancés sur Facebook ou Instagram Shopping, les numéros de téléphone collectés, les messages Whatsapp envoyés,… 

Tout cela ne serait plus que du vent. 

Alors, posons-nous une question : même si les réseaux sociaux sont indispensables aujourd’hui, est-ce réellement une bonne idée de mettre tous ses œufs dans le même panier ? 

Les réseaux sociaux permettent d’augmenter fortement la visibilité des personnes et des entreprises. Cependant, il peut être intéressant de se diversifier en dehors des applications de Meta avec, par exemple, la création d’un site internet ou encore d’un e-commerce.

Un site internet : une présence en dehors des réseaux sociaux

En Belgique, on constate que la population est connectée à plus de 85%. On remarque également que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à réaliser des recherches en ligne avant de conclure un achat. 

Si cette tendance a permis à beaucoup de petites et moyennes entreprises de prendre conscience de la nécessité d’une présence digitale, en Wallonie, environ 40% des PME ne sont pas encore présentes sur le web.
Un constat qui se fait également chez les indépendants, les artisans ou encore les professions libérales.

Un site internet, une seconde vitrine 

Un site internet permet de se démarquer de ses concurrents, d’être facilement trouvable et disponible pour ses clients et prospects. Cela permet aussi de fournir des informations nécessaires aux internautes. Il renforce la crédibilité et la notoriété d’une entreprise.

Il existe de nombreux avantages à avoir un site web, mais cela représente avant tout une porte d’entrée supplémentaire vers son entreprise, une porte ouverte et disponible 24h/24 et 7j/7.

Une chance supplémentaire de vendre vos produits ou vos services.

Il faut penser aux utilisateurs qui connaissent déjà votre entreprise, mais aussi aux futurs consommateurs qui ne la connaissent pas encore !

Un site internet oui, mais un site efficace c’est mieux !

Un site internet peut représenter un véritable atout pour votre entreprise. Mais pour qu’il soit efficace, il faut pouvoir prendre en compte les réalités du secteur. 

Un site internet professionnel et attractif, cela inclut un design, une navigation simplifiée, des contenus qui informent rapidement et correctement le visiteur, un site visible autant sur un ordinateur portable qu’un téléphone ou encore une tablette. 

Cela implique aussi d’être facilement accessible à partir d’une requête tapée dans la barre de navigation d’un moteur de recherche. Et tout comme Facebook ou Instagram, un site permet aussi de faire de la publicité ciblée

Et le RGPD dans tout ça ?

Eh oui, parce que les règles européennes sur les données des citoyens, cela ne s’arrête pas aux géants du web. 

Le RGPD est à l’origine de ces encarts qui apparaissent lorsque l’on arrive sur un site. Des affichages de cookies ou de consentement sur l’utilisation des données personnelles à accepter ou à refuser.

Le Règlement Générale sur la Protection des Données RGPD ou General data protection regulation GDPR en anglais, est le cadre européen concernant le traitement et la circulation des données à caractère personnel, ces éléments sur lesquels les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. 

L’objectif du RGPD est d’être le texte de référence dans l’Union européenne. Il permet d’harmoniser la juridiction européenne dans un seul et même cadre qui s’applique à tous les États membres.

Du point de vue de l’internaute, le RGPD met en place un certain nombre de protections.
Les entreprises doivent récolter au préalable un consentement écrit, clair et explicite de l’internaute avant tout traitement de données personnelles, ou qu’elles s’assurent que les enfants en-dessous d’un certain âge aient bien reçu l’aval de leurs parents avant de s’inscrire sur un réseau social.

Le RGPD inclut une reconnaissance d’un droit à l’oubli pour obtenir le retrait ou l’effacement de données personnelles en cas d’atteinte à la vie privée. Il permet aussi le droit à la portabilité des données, pour pouvoir passer d’un site à l’autre sans perdre ses informations, mais également le droit d’être informé en cas de piratage des données.

Les internautes peuvent aussi être défendus par les associations dans le cadre d’une action de groupe pour faire cesser une partie illicite d’un traitement de données.

Toutes les entités manipulant les données personnelles des citoyens européens doivent s’y conformer sous peine de sanctions.

Un site internet, c’est trop cher pour moi !

Que les hésitants se rassurent, un site internet n’est pas toujours synonyme de grande dépense

Il existe aujourd’hui des formules adaptables à tous les budgets. 

  • Un site sur mesure sera plus cher à l’achat mais répondra à toutes vos attentes et demandes. 
  • Un site locatif vous permettra d’avoir une présence digitale à bas prix. La solution Pandaroux vous offre un site facile à utiliser et à modifier selon vos besoins. Un site préoptimisé pour Google et avec un contrat flexible. Une solution facile et tout-en-un.

Posséder un site ne représente pas forcément une charge financière importante et vous assure une visibilité indépendante des réseaux sociaux.

Meta menace de quitter l’Europe ? Lançons ensemble un plan digital durable

L’annonce de Meta a eu un retentissement assez important dans nos communautés connectées, mais ce bras de fer entre l’Union Européenne et Mark Zuckerberg nous pousse aussi à repenser nos modes de vente et de communication. 

Dans un monde où tout évolue, où hier ne ressemble pas à demain, il peut être intéressant de revoir ses stratégies. Pour vous accompagner dans cette transition, l’équipe de Référenceur se tient toujours à votre disposition pour booster votre visibilité.

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